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« Ariipaea-Vahine » est à l’origine un poème de Henri Hiro. Ce poème deviendra une pièce de théâtre jouée plusieurs fois au Grand Théâtre et à Moorea par le Pupu Arioi. En 1978, l’unité cinéma Matarau est créée à la Maison des Jeunes et de la Culture. Le premier film de ce département sera une adaptation de la pièce. Les acteurs sont rodés, reste à écrire l’adaptation cinématographique.  Sous la houlette du conseiller technique Pierre Gurgand, la petite équipe composée de Henri Hiro, Harris Aunoa, Hubert Brémond, Do Carlson  et Dominique Arnaud se met au travail.

Dans son livre « Tahiti autonome », Philippe Mazelier définit ainsi la pièce : « Le thème est classique, la parabole transparente : tant qu’elle fut fidèle aux convictions ancestrales, Ariipaea passait du monde des hommes au monde des dieux, et la culture maohi était vivante. Lorsqu’elle se convertit, les dieux cessèrent de lui parler, et la culture tahitienne mourut. Le faire revivre implique pour Henri Hiro de combattre la culture occidentale. Il appelle au retour aux sources contre la société de consommation alors que celle-ci, au même moment, met les bouchées doubles. »

Les costumes et la scénographie sont confiés à Bobby Aparima, Tumata Robinson et Tea Hirshon, et une pléiade de jeunes acteurs participent au tournage parmi lesquels : Benoît Hiro, Kakoum Florès, Hotu Hucke, Raphaël Tehiva, Temoaria Taputu, Charles Patu, Alphonse Tematahotoa, Johnny Arapari, Taputu Taputu, Vaihere Bordes, Tumata Robinson, Faufine Paofai, Rigobert Paofai, Tiare Bonnet, Henri Hiro et Heipua Bordes.
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