CINEMATAMUA_51_SI_TAHITI_M_ETAIT_CONTE_5Ce film documentaire de 1953 est un petit bijou tant il fait redécouvrir le Tahiti d’antan avec humour. Le film a été tourné en deux parties, la première a été présentée dans le Cinematamua 27 en 2006, nous vous présentons cette fois-ci la seconde partie, plus axée sur la vie de tous les jours des Polynésiens dans les années 50.
« Alphonse et Charles Hollande arrivent la première fois à Tahiti en 1938 » (1) . A Tahiti, ils se marient et observent la société polynésienne de l’époque. Cinéastes occasionnels (Charles a filmé le « Retour du Bataillon du Pacifique » en 1946), ils filment le Tahiti de l’époque pendant de longs mois. Le film s’appellera dans un premier temps « Symphonie tahitienne ». Parallèlement, les deux hommes écrivent un livre sur l’Océanie et la vie à Tahiti dans les années 50. Le livre sera dans un premier temps publié sous le titre « Tahiti sans couronne » en 1954. Cette même année, Alphonse publie un article intitulé « Comment nous avons vaincu l’Orohena » dans le numéro 102 de la revue « Sciences et voyages ». Cet épisode est relaté dans le film, l’expédition ayant été menée caméra au poing. « Alphonse Hollande y raconte comment après avoir suivi la piste tracée par Maurice Jay et après plusieurs tentatives infructueuses, il réussit malgré de terribles difficultés à atteindre le sommet le 28 septembre 1953 » (1). D’autres, B. Kroepelien et James Norman Hall, avaient réussi l’exploit avant, d’autres tels que Maurice Jay le réaliseront après. Claude Pinoteau tournera également quelques années plus tard en 1961, une séquence en haut de l’Orohena dans son film « Manureva ». En 1955, Alphonse et Charles Hollande viennent en France pour y donner des conférences, présenter leur film et vendre leur livre rebaptisé « Si Tahiti m’était conté ». Le film sera présenté au Théâtre National du Palais de Chaillot en 1957.